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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 18:22

Le  German advisory council on the environnement (sorte de conseil allemand de l'environnement, qui comme son nom ne l'indique pas n'est pas une organisation écologiste mais un comité constitué de scientifiques chargés de conseiller le gouvernement allemand sur les questions relatives à l'environnement au sens large, les membres étant nommés pour 4 ans par le gouvernement. Les membres actuels ont donc été nommés par le gouvernement Merkel) va rendre un rapport au gouvernement allemand proposant un scénario de développement de l'électricité d'origine renouvelable en allemagne. Les membres du comité en ont annoncé les principales conclusions au parlement allemand il y a quelques semaines.  Cette annonce est passée totalement inaperçue dans les grands médias français. Pourtant sa conclusion aurait pu faire les gros titres :

 

"100% de l'électricité allemande pourrait être d'origine renouvelable en 2050"

 

(à un coût compétitif : les scénarios proposés tablent sur 6-7 centimes du kWh)

 

Presque aussi marquant : "La transition vers une production d'électricité d'origine totalement renouvelable ne nécessite pas d'augmenter la durée d'utilisation des centrales nucléaires ou de construire de nouvelles centrales au charbon".

 

Il suffirait que les centrales actuellement en service soient menées à leur fin de vie programmée.

 

(à l'heure où les chantiers d'EPR accumulent des retards, on peut comprendre que ce type d'annonces puisse ne pas être du goût de tout le monde.)

 

intégralité du communiqué de presse

Le rapport sera publié à l'automne, espérons que les médias français en feront l'écho...

 

Pendant ce temps, en France, Jean-Louis Borloo a annoncé que son ministère va réduire de 2 milliards d'euros les incitations fiscales en faveur des énergies renouvelables ou de l'efficacité énergétique des bâtiments. Les tarifs de rachat de l'électricité photovoltaïque vont certainement fortement baisser. Ou comment prendre un train de retard et aller en sens inverse de l'histoire...

 

 

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 08:04

Les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre américaine étaient déjà peu ambitieux. Mais ils viennent en plus de subir un sérieux coup : la majorité démocrate au Sénat américain vient de repousser le vote du "plan climat", faute d'un nombre de voix suffisant pour contrebalancer la minorité de blocage des républicains. Du coup ils se sont contenté hier d'un projet bis, qui ne concerne quasiment que le forage pétrolier (suite à la marée noire dans le golf du Mexique) ainsi qu'un plan de développement du gaz naturel pour diminuer leur dépendance au pétrole. Si le plan climat originel n'est pas officiellement enterré, il semble tout de même sérieusement compromis avec les élections de mi-mandat qui se profilent...

 

 

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 20:16

L'U.S. Energy Information Administration (organisme indépendant émaricain publiant des statistiques dans le domaine de l'énergie) a publié il y a quelques semaines ses statistiques quant aux émissions de CO2 américaines liées au domaine de l'énergie (l'énergie prise ici au sens large, incluant par exemple les transports). Ces émissions représentent grosso modo 80% des émissions totales de gaz à effet de serre de ce pays. Et la nouvelle est plutôt bonne : pour la deuxième année consécutive, ces émissions sont en baisse, ce qui rompt avec la tendance de long terme des dernières décénies. La baisse en 2009 par rapport à 2008 est même relativement importante, avec -7% sur un an. (voir figure)

 

evolution emissions CO2 energie US

 

Après avoir atteint un plafond à 6 milliards de tonnes de CO2 en 2007, les émissions américaines sont ainsi redescendues à 5,4 milliards de tonnes environ, soit leur niveau du milieu des années 1990. (rappelons toutefois encore que les émissions liées au secteur de l'énergie ne représentent "que" 80% des émissions totales. Les 20% restant, constitués principalement des émissions de méthane et de NO2 sont quant à elles en hausse modérée, principalement du fait du secteur agricole).

 

Evidemment, la première réaction est de se dire "tant mieux si les émissions de CO2 baissent, mais c'est une baisse liée à la crise et elles repartiront de plus belle avec la reprise économique". C'est là que se situe principalement la bonne nouvelle. Certes, la crise économique a contribué à cette baisse des émissions de CO2. Mais pour un tiers seulement de cette baisse ! En réalité trois facteurs y ont contribué à peu près à égalité (voir figure) :

 

  • la récession économique : la baisse du PIB implique effectivement une diminution de la production industrielle, mais également de la dépense des ménages et donc du transport de marchandise. Entre 2008 et 2009, le PIB américain par habitant s'est contracté d'un peu plus de 3%. En tenant compte de l'augmentation de la population, on arrive dont à une contribution à la baisse des émissions de CO2 d'environ 3%.
  • une baisse de l'intensité énergétique de l'économie américaine, c'est à dire de la quantité d'énergie nécessaire à la production d'une quantité de richesse donnée.
  • parallèlement à la baisse de l'intensité énergétique de l'économie américaine, il y a également eu une diminution de l'intensité carbone de la production d'énergie, c'est à dire une baisse de la quantité de gaz à effet de serre émise pour produire une quantité d'énergie donnée. Cette amélioration a été apportée principalement par le secteur industriel et par celui de la production d'énergie. Pour ce dernier, l'origine de l'amélioration se situe dans un "verdissement" du mix énergétique, avec une baisse de la production par centrales à charbon (particulièrement émettrices) au profit à parts égales du gaz naturel (un peu moins émetteur), du nucléaire et de l'éolien. Dans le secteur industriel, l'évolution est la même avec moins de charbon pour plus de gaz naturel et de renouvelables.

causes baisses emissions co2 USA 2009

 

A l'heure actuelle, il est encore trop tôt pour savoir si cette tendance va se poursuivre à long terme. Cela dépendra surtout de la structure de la reprise économique. Si celle-ci se fait principalement dans le domaine des industries lourdes, fortes consommatrices de charbon et qui ont été le plus impactées par la crise, il risque d'y avoir un rebond marqué des émissions. Si elle est liée plutôt au secteur des services, cette tendance pourrait se poursuivre. A l'heure où j'écris cet articlen l'EIA prévoit plutôt un rebond des émissions de l'ordre de 3.2% en 2010 par rapport à 2009.

 

 

articles liées

 

projections 2010 de l'EIA : vers une forte hausse des émissions de CO2

objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre

 

 

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 20:28

J'ai écris il y a quelques semaines un article sur la manière dont les énergies fossiles sont beaucoup plus subventionnées que les renouvelables. Cet article est rattrapé par la réalité puisqu'il semble que la commission européenne s'apprête à prolonger de douze ans la durée des subventions au secteur du charbon. Subventions qui repésenteraient la bagatelle d'un peu plus de 3 milliards d'euros par an. Apparamment, la défense des derniers emplois européens de ce secteur passe avant l'avenir des générations à venir...

 

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 21:31

C'est la crise pour tout le monde, y compris dans le domaine des énergies renouvelables. Selon les statistiques publiées récemment par l'observatoire européen des énergies renouvelables (disponibles ici), le marché européen du solaire thermique a baissé de près de 10% en 2009 par rapport à 2008 (il reste toutefois sur une tendance de hausse importante sur le long terme, voir figure).

 

solaire thermique annuel Europe

 

Selon ce baromètre, cette hausse est surtout sensible dans les "grand pays" de l'union dans le domaine, à savoir Allemagne, France, Grêce et Espagne, ce qui se comprend au vu de l'intensité de la crise dans certains de ces pays. Dans le cas de l'Allemagne, l'effet de la crise a été amplifié par le plan de rigueur adopté par le Bundestag qui a stoppé net toutes les subventions allouées aux particuliers pour l'installation d'un système solaire thermique.

 

Si l'on s'intéresse plus spécifiquement à la France, la baisse dépasse même les 15%, passant d'une puissance installée totale de 262 MW en 2008 à 221 MW en 2009, le seul créneau en progression en France étant celui du collectif. Aux effets de la crise s'ajoutent des facteurs extérieurs. L'observatoire pointe ainsi la spéculation qui a lieu sur ce marché, et qui a entraîné une hausse spectaculaire des coûts des installations, de près de 30% entre 2005 et 2008 !

 

Au niveau européen, aucun chamboulement dans les "classements", les deux premiers de la classe étant toujours l'Allemagne et l'Autriche (qui sont pourant loin d'être les deux pays les plus ensoleillés de l'union). Voir carte.

 

solaire thermique carte Europe

 

 

Tout comme dans le reste de l'économie, la reprise devrait être très limitée en 2010, et faire surtout sentir ses effets en 2011. A l'heure actuelle, les puissances installées constituent à peine le tiers de l'estimation minimum faite par la fédération européenne ds industries du solaire thermique quant au potentiel de cette énergie dans l'Union.

 

 

articles liés :

 

 

Le solaire thermique

(principes des installations individuelles et collectives, potentiel de développement, aspects économiques)

 

 

 

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 22:23

L'EIA (U.S. Energy Information Administration) est un organisme américain indépendant qui publie régulièrement des statistiques sur tous les domaines touchant de près ou de loin l'énergie, donc un "World Energy Outlook" annuel qui compile les grandes tendances mondiales et propose des projections à moyen terme.

Evidemment, ces projections supposent qu'aucun changement majeur n'interviendra dans nos modes de vie, aucune crise de très grande ampleur, et pas de catastrophe à grande échelle. Elles donnent cependant un bon aperçu de ce que peut réserver l'avenir si l'humanité suit un scénario "moyen".

 

Parmi les projections proposées figurent l'évolution "probable" des émissions de CO2 liées à l'énergie à l'horizon 2035 (en supposant évidemment l'absence de rupture majeure dans nos comportements, mais c'est une hypothèse qui peut semble raisonnable au vu de l'échec de Copenhague, et récemment de la baisse des ambitions de l'Europe dans la définition de ses objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre).

 

 

projection EIA CO2

 

 

 

 

 

Selon cette projection, les émissions de CO2 liées à l'énergie augmenteraient de 43% d'ici à 2035 par rapport à leur niveau de 2007, avec la majeure partie de cette augmentation qui aurait lieu dans les pays hors-OCDE. Elles atteindraient alors 43 millions de tonne de CO2 en 2035 soit l'équivalent de ce que nous émettons actuellement... si l'on prend en compte la totalité des gaz à effet de serre et pas le seul CO2.

 

 

 

 

 

projection EIA modele

Si l'on entre un tout petit peu dans les détails des facteurs qui conduiraient à cette augmentation, l'EIA suppose :

 

* Une diminution importante (40%) de l'intensité énergétique, c'est à dire de l'énergie nécessaire à la production d'une quantité donnée de richesse

 

* une quasi stagnation de l'intensité carbone, c'est à dire de la quantité de CO2 émise pour produite une quantité donnée d'énergie

 

* une augmentation d'un peu moins de 30% de la population mondiale, en ligne avec les projections de l'ONU

 

* une augmentation du PIB mondial par habitant d'un facteur 2, soit une hausse d'environ 2.3% par an, hypothèse tout à fait réaliste.

 

Comme deux de ces facteurs ne peuvent "moralement" par être influencés, les deux seuls leviers sur lesquels il est possible de jouer sont l'intensité énergétique et l'intensité carbone. A condition de ne pas attendre 2035 pour agir...

 

 

articles liés

 

objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre

 

 

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 22:01

Windmills D1-D4 (Thornton Bank)Un lieu commun très répandu veut que l'énergie éolienne soit une énergie très subventionnée. C'est effectivement quelque chose qui était vrai par le passé : selon les chiffres de la commission de régulation de l'énergie, en 2003, la filière éolienne française a perçu 31 milions d'euros au travers du tarif de rachat garanti, pour une production totale d'environ 1 TWh (terrawattheure = 1 milliard de kilowattheures) soit 52 € par megawattheure (1 MWh = 1000 kWh), un peu plus de 5 centimes d'euros par kWh. En 2009, ces subventions ont augmenté jusqu'à atteindre 107 millions d'euros, soit une progression de 345%.

 

Cette progression peut sembler très importante, mais dans le même temps la production totale d'électricité éolienne a été multipliée par 8, avec 8 TWh. Par unité d'énergie produite, la part des subventions a donc en réalité diminué, à 14 € par megawattheure, soit environ 1,4 centime d'euros par kWh.

 

La raison de cette baisse est simple : le prix de revient de l'électricité éolienne tend à diminuer, du fait de l'arrivée à maturité de la filière, alors que parallèlement le prix de gros de l'électricité augmente. Le tarif de rachat de l'électricité éolienne se rapproche donc mécaniquement de plus en plus du prix du marché.

 

Si effectivement la filière a pris son essor grâce à des subventions, on est donc loin aujourd'hui d'avoir avec l'énergie éolienne une énergie fortement subventionnée.

 

 

Oil platform

 

En revanche, il est une chose que l'on sait beaucoup moins, c'est que les énergies fossiles sont elles massivement suventionnées dans le monde.

 

Des travaux récents réalisés à l'université de Californie - San Diego, dans le cadre d'une étude du global subsidies initiative de l'Institut International pour le développement durable, montre que les subventions aux énergies fossiles représentent de l'ordre de 500 milliards de dollar (environ 400 milliards d'euros) à l'échelle mondiale (étude accessible ici), dont une part importante va aux producteurs. Il y a une vingtaine d'année, une étude de la banque mondiale faisait état d'environ 200 milliards de dollar de l'époque. Ainsi par exemple, en 2006 l'Allemagne aidait encore ses producteurs de charbon à hauteur de 6.6 milliards d'euros.

 

Malheureusement, il n'existe pas d'organisme international de contrôle de ces subventions, si bein qu'il est impossible d'avoir un état des lieux détaillé et une idée de leur évolution dans le temps. Ce qui est certain cependant, c'est que le montant total de ces subventions dépasse très largement tout ce qui peut être alloué aux énergies propres, dont on stigmatise pourtant souvent le coût pour la société...

 

 

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 21:53

J'ai écris il y a un mois un article sur la place du charbon dans la production européenne d'électricité. Afin d'enfoncer un peu le clou et de finir de briser le mythe de "l'électricité énergie propre", qui est bien souvent l'image que l'on peut s'en faire avoir vu des publicités d'EDF, voici un tableau de statistiques sur la structure de la production européenne d'électricité (source eurostat, données pour 2007), pour l'Europe des 27 et une sélection d'une douzaine de pays.

 

(pour les non-anglophones, coal = charbon, oil = pétrole, gas = gaz naturel, nuclear power = nucléaire, others = toue le reste, à savoir hydroélectricité et énergies renouvelables)

 

structure electricite europe

 

On peut constater que la France constitue un cas à part avec sa production majoritairement nucléaire. A l'échelle européenne, les sources d'énergie principales pour la production d'électricité sont le charbon et le nucléaire, avec environ 29% de la production totale chacun (la France représente à elle-seule plus de la moitié de ces 29% pour le nucléaire). Viennent ensuite le gaz naturel avec un peu plus de 21%, qui devance largement toutes les énergies réellement propres avec moins de 17%. Le pétrole ferme la marche avec environ 4%. On peut noter que si l'on fait la somme des trois combustibles fossiles (gaz charbon et pétrole), il représentent plus de la moitié de la production européenne d'électricité (54%, précisément).

 

Puisque je disais que la France constitue une exception avec sa production majoritairement nucléaire, il est intéressant de regarder ce qu'utilisent nos plus proches voisins, notamment l'Allemagne et la Grande-Bretagne, puisque c'est chez eux que nous achetons de plus en plus d'électricité lors des mois d'hivers pour palier à l'insuffisance de la production nationale :

- En Allemagne, plus de 55% de l'électricité est produite à partir de combustibles fossiles, et pour plus de 40% à partir de charbon.

- En Grande-Bretagne, c'est environ 3/4 de la production d'électricité qui à pour base les combustibles fossiles, avec des parts supérieurs à 35% pour le charbon et le gaz naturel.

 

Il est également intéressant de rappeler que la production de 1 kWh d'électricité à partir du charbon entraîne en moyenne l'émission de 1,2 kg de CO2 (soit l'équivalent d'environ 10 km en voiture), et que celle d'1 kWh à partir du gaz naturel entraîne l'émission de 0,75 kg de CO2 (soit l'équivalent d'environ 6 km en voiture). On imagine donc ce que peuvent représenter des radiateurs électriques tournant à fond la caisse en pleine hivers, quand la France importe massivement de l'électricité et que nos propres centrales à gaz ou charbon tournent à plein régime... Ce qui n'empêche pas EDF de jouer sur la fibre écologique pour vendre ses solutions de chauffage électrique.

 

 

articles liés :

 

- Place du charbon dans la production européenne d'électricité

- Electricité, nucléaire et émissions de gaz à effet de serre

 

 

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 22:01

La Chine est un producteur majeur de charbon, avec les troisièmes réserves mondiales en volume toutes qualités confondues (environ 13.5% des réserves mondiales, chiffre de 2005).

 

Jusqu'à fin 2008, elle était également un exportateur important, avec des exportations d'environ 57 millions de tonne en 2008 (exportations nettes de 17 millions de tonne si l'on exclue les importations), soit environ 7% du marché mondial (la majeur partie du charbon consommé dans le monde est consommé directement dans le pays extracteur, sans passer par le marché mondial).

 

En 2009, cette situation a très fortement évolué. D'après les chiffres publiés récemment par Eurocoal, les exportations ont diminuées pour atteindre 23 millions de tonnes, alors que les importations ont explosé pour atteindre 116 millions de tonne, soit des importations nettes de 93 millions de tonnes (plus de 11% du marché mondial). Ces importations massives ont contribué à faire repartir à la hausse le prix de la tonne de charbon, qui s'était effondré du fait de la crise économique.

 

Au-delà des aspects économiques (on peut s'attendre à une forte hausse des pris du charbon dans les années à venir, qui contribuera à renchérir les coûts de l'énergie), ces données illustrent le caractère particulièrement émetteur de CO2 de la croissance chinoise, avec une forte dépendance au charbon, combustible particulèrement polluant. Cette situation devrait aller en s'accentuant dans les années à venir, du fait de la longue durée de vie de centrales thermiques qui viennent juste de voir le jour ou sont encore en cours de construction. A moins que l'on s'achemine vers des solutions de type capture/stockage du CO2 émis, mais le développement de ces techniques en est encore au stade expérimental à l'heure actuelle.

 

 

articles liés :

 

* charbon

* la production mondiale de charbon a augmenté en 2008

 

 

 

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 21:20
Le voile en question, c'est celui qui aveuglait ceux qui avaient cru aux belles promesses écologiques du gouvernement français, avec en deux jours :

- l'abandon (quasi)-définitif de la taxe carbone. Officiellement il faudrait que cette taxe soit européenne. En réalité comme elle ne le sera pas avant très longtemps, c'est un enterrement.

- l'annonce du début des travaux du nouveau terminal charbonnier de Cherbourg, terminal destiné à recevoir du charbon en provenance de Colombie ou d'Afrique du Sud, de l'ordre de 4 à 5 millions de tonnes par an, en transit vers les centrales thermiques anglaises. Charbon dont la combustion entrainera à terme l'émission annuelle d'environ 15 millions de tonnes d'équivalent CO2 (soit l'équivalent d'environ 3% des émissions françaises).

L'environnement, ça commence à bien faire !


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