Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 21:30
En France, quand on parle de production d'électricité, on pense généralement à une centrale nucléaire. Eventuellement à un barrage. Mais très très rarement à du charbon. En effet, le charbon est utilisé pour environ 4% de la production française d'électricité. La situation est très différente à l'échelle mondiale, mais également à l'échelle européenne : 29% de la production de l'électricité de l'Europe des 27 s'effectue dans des centrales thermiques au charbon (jusqu'à 91% en Pologne, record d'Europe), voir la carte ci-dessous (les trois couleurs correspondent à trois qualités différentes de charbon).

charbon energie europeA l'échelle europénne, cette production a représenté en 2008 un peu plus de 3 250 TWh (1 TWh = 1 000 000 000 kiloWattheure), ce qui correspondrait à la production d'environ 400 réacteurs nucléaires tournant à plein régime toute l'année. Quand on sait que la production de 1 kWh d'électricité par du charbon, combustible fossile, conduit en moyenne à l'émission de 1,2 kg d'eq-CO2, on comprend que la production d'électricité soit l'un des plus gros secteurs émetteurs de gaz à effet de serre à l'échelle européenne. Même si la France semble le 2e pays le plus vertueux derrière la Suède, il ne faut tout de même pas oublier que nous importons massivement de l'électricité d'Allemagne durant les mois d'hivers, et que 47% de la production allemande s'effectue dans des centrales à charbon.

Au vu de ces chiffres, on comprend aisément l'intérêt que pourrait représenter une technologie de séquestration du CO2 en sortie de centrales, qui permettrait de l'enfouir dans des strates géologiques stables plutôt que de le relâcher dans l'atmosphère. Malheureusement ces technologies en sont pour l'instant au stade de projet.

articles liés :

* Le charbon
* Combustibles fossiles et CO2


retour au sommaire thématique
Repost 0
Published by D. - dans général
commenter cet article
11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 21:16
Pour le premier anniversaire de ce blog, un article-photos.

J'ai parlé il y a quelques jours des nouveaux tarifs de rachat de l'électricité produite par des installations solaires photovoltaïques. Je n'étais pas entré dans les détails, mais ces tarifs vont dépendre du fait que les panneaux solaires seront ou non intégrés au bâti. La situation est la même pour les crédits d'impôts et les subventions, qui sont plus élevés en cas d'intégration au bâti.

panneau-solaire-Freiburg.jpgSouvent quand on pense à des panneaux solaires, on pense à ce que l'on peut voir sur la photo de droite, sur le toit du bâtiment (photo prise à Fribourg en Allemagne lors d'un déplacement professionnel, il s'agit d'une école).

Il s'agit de systèmes assez massifs, et peu esthétiques. Ils ont pour avantage d'être moins chers (pas besoin de trop se triturer l'esprit par rapport au design, seule la fonctionnalité et l'efficacité entre en ligne de compte), et d'offrir des rendements de conversion légèrement supérieurs à ceux des systèmes dits "intégrés", et ce pour deux raisons. D'une part ils recueillent une part un peu plus faible du rayonnement solaire du fait d'un angle d'incidence mieux choisi (les panneaux sont placés de manière à mieux "faire face" au soleil). D'autre part, le fait de ne pas être intégré au toit permet une meilleure évacuation de la chaleur l'été, sachant que le rendement diminue lorsque la température augmente.
Le problème de ces panneaux est qu'ils ne "peuvent pas" être utilisés dans des quartiers où l'architecture est protégée, sur des monuments historiques, ...

toit solaire
C'est là qu'entre en jeu la notion d'intégration au bâti. Le panneau solaire joue alors un rôle double. Il continue toujours à produire de l'électricité en convertissant une partie du rayonnement solaire, mais sa fonction "principale" est désormais de jouer le rôle... de toit ! La photo de gauche montre le résultat qui peut être obtenu.

La totalité du toit est constituée ici de panneaux solaires (on peut faire la même chose sans occuper la totalité du toit, évidemment). Vu de loin, difficile de faire la différence avec un toit normal d'un immeuble récent.

Par rapport au système "classique" présenté au-dessus, le coût n'est que modérément plus élevé, la seule différence venant de l'intégration à effectuer à l'immeuble.


Mais il est possible d'aller encore plus loin dans l'intégration, avec des systèmes utilisables également pour des monuments historiques. On peut alors utiliser des "tuiles photovoltaïques", sorte de mini-panneaux solaires en forme de tuile (voir les deux photos ci-dessous).

eglise solaire zoomeglise solaire

























Dans ce dernier cas par contre, l'efficacité est nettement plus faible que pour des panneaux classiques, parce que toute la surface de la tuile n'est pas active, et le coût augmente dans des proportions importantes du fait des multiples connexions électriques à réaliser entre toutes les tuiles.
La solution vers laquelle semble s'acheminer les industriels est d'utiliser des technologies de type film mince (le panneau est alors flexible, un peu comme un film plastique) pour épouser la forme de tuiles. Mais le rendement de conversion reste inférieur à celui des panneaux solaires au silicium, à cause des performances moindres des matériaux.


retour au sommaire thématique
Repost 0
Published by D. - dans solutions
commenter cet article
8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 19:54
Indigo Sedan 1.4 DLEVisiblement, il n'y a pas qu'en France que les ventes de voitures progressent. En Inde, elles viennent de battre leur record de tous les temps le mois dernier (la photo à droite, c'est une Tata Indigo).

Evidemment, c'est un record à l'échelle de l'Inde, puisqu'il ne s'agit "que" d'un peu moins de 154 000 voitures vendues en un mois, soit à peu près 15% de moins qu'en France sur la même période, pour un pays 20 fois plus peuplé. Mais c'est un record qui laisse présager d'une tendance de fond. Avec le développement économique du pays et l'émergence d'une classe moyenne, peu nombreuse en proportion de la population mais qui représente un grand nombre de personnes dans l'absolu, les ventes de voitures ne peuvent aller qu'en augmentant, la voiture individuelle étant souvent considéré comme le symbole de la réussite économique personnelle (voir par exemple La classe moyenne en Inde, naissance d'une nouvelle caste).

densite automobile
Et c'est à ce stade qu'apparaît en pleine lumière notre schizophrénie d'occidentaux privilégiés. Parce qu'une part de nous se dit spontanément que ce n'est pas possible, que la planète ne supportera pas quelques centaines de millions de voitures supplémentaires, à la fois du fait de la raréfaction du pétrole et des émissions de gaz à effet de serre. Mais qu'en même temps nous ne pouvons pas refuser à d'autres de bénéficier d'un niveau de vie similaire au nôtre. Et pour ce qui est du nombre de voitures en circulation, l'Inde est à des années lumière du niveau de l'Europe ou des USA, voir le graphique de gauche. Les constructeurs automobiles, au moins les constructeurs indiens, n'ont pas de soucis à se faire pour l'avenir.


Aucune solution idéale et évidente à proposer malheureusement. Il risque d'être dangereux de faire comme si de rien n'était et d'attendre une révolution technologique. Même si l'on ne sait pas à l'heure actuelle qui de la voiture électrique ou de la voiture à hydrogène viendra la première, il n'y a plus guère de doute que l'une arrivera. Mais très certainement trop tard de 10 à 20 ans (sans oublier qu'une nouvelle technologie ne fera que déplacer le problème, il faudra tout de même produire l'hydrogène ou l'électricité). Le point où je voudrais en venir, c'est que ça devrait être le rôle de nos dirigeants politiques de préparer cette évolution et la transition à venir... On peut rêver...

articles liés :

* Bonne année 2009 pour le marché de l'automobile en France

* voitures du futur


retour au sommaire thématique
Repost 0
Published by D. - dans économie
commenter cet article
2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 20:28
Après des ventes en hausse de 14% en janvier par rapport à janvier 2009, c'est une hausse des ventes de presque 18% par rapport à février 2009 à laquelle on a assisté le mois dernier. Et malgré la fin à venir de la prime à la casse, l'année ne devrait pas être si mauvaise pour les constructeurs automobiles. En effet si le marché des particuliers va forcément se ralentir un peu, au moins dans les pays riches, le marché des entreprises qui s'était effondré en 2009 devrait repartir en 2010. Si bien que globalement les constructeurs prévoient une hausse des ventes mondiales de 3% pour 2010.

Alors que la crise économique, en conjonction avec le sommet de Copenhague, aurait pu aboutir à une remise à plat des modes de transport individuel, il semble que tout continue sur la même base, et ce même si l'on sait que le choc en sera d'autant plus rude dans quelques années avec la raréfaction du pétrole.. Et tant pis pour l'environnement.


articles liés :

Bonne année 2009 pour le marché de l'automobile en France



retour au sommaire thématique
Repost 0
Published by D. - dans actualité
commenter cet article
25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 08:16
Comme c'était pressenti depuis maintenant quelques semaines, le gouvernement a annoncé il y a une poignée de semaines de nouveaux tarifs de rachat pour l'électricité produite en solaire photovoltaïque.

Comme prévu rien ne change pour les particuliers (installations de moins de 3 kWc (kilowatt-crête), soit environ 30 m²) avec un tarif de rachat de 58 c€ / kWh.

C'est pour les professionnels que les choses devraient changer. Pour les bâtiments existants ou pour les installations de faible puissance, le tarif est désormais fixé à 50 c€ / kWh. Mais pour les bâtiments neufs ils tombent à 42 c€ / kWh. Soit une baisse d'un peu plus de 25%.
Une particularité de ces tarifs est qu'ils étaient prévus pour être rétroactifs au 1 septembre 2009...  Finalement, suite à des protestations des agriculteurs, l'échéance a été repoussée au 11 janvier pour ne pas pénaliser les projets déjà en cours au moment de la parution des nouveaux tarifs et à condition que ces projets correspondent à une puissance inférieure à 250 kilowatt-crête. Pour l'instant, la situation est encore floue en ce qui concerne les puissances plus élevées.


retour au sommaire thématique
Repost 0
Published by D. - dans actualité
commenter cet article
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 20:13
Deux mois après Copenhague, la plupart des principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre ont annoncé leurs objectifs de réduction de gaz à effet de serre pour les années à venir, ou au moins une série de pistes envisagées pour aller dans le sens d'une réduction. Après deux mois, il y a peut de chance que de nouvelles annonces fracassantes voient le jour.

C'est donc le moment de faire un bilan et de voir ce que ça pourrait donner à l'horizon 2020.

Ce premier tableau récapitule les objectifs chiffrés annoncés par les parties membres de l'annexe 1 du protocole de Kyoto (grosso modo les pays les plus industrialisés). La deuxième colonne correspond aux émissions en 2005 en milliards de tonnes équivalent CO2.

pays émissions en 2005 objectifs d'ici à 2020 année de référence émissions en 2020 (avec objectifs atteints)
Australie
0,61
-5% à -25%
2000
0,43 à 0,55
Biélorussie
0,05
-5% à -10%
1990
0,09 à 0,1
Canada
0,75
-17%
2005
0,62
Croatie
0,02
-5%
1990
0,03
Union Européenne
3,90
-20% à -30%
1990
2,79 à 3,18
Islande
0,05
-30%
1990
0,03
Japon
1,65
rien à -25%
1990
0,89 à 1,65
Kazakhstan
?
-15%
1992
 
Nouvelle-Zélande
0,08
rien à -20%
1990
0,05 à 0,08
Norvège
0,05
-30% à -40%
1990
0,03 à 0,04
Russie
2,48
-15% à -25%
1990
2,50 à 2,83
USA
7,10
-17%
2005
6,05




 
Total
16,74


13,51 à 15,16


Lorsque deux valeurs sont données pour les objectifs, la plus optimiste est le plus souvent conditionnée à l'établissement d'un accord international ambitieux. Autant dire que c'est la valeur la moins optimiste qui est la plus probable.

Ce second tableau récapitule les objectifs des pays hors annexe 1 qui ont annoncé des objectifs quantifiables, et pas seulement une liste d'actions envisagées. Pour ces pays, il ne s'agit que d'engagements volontaires sans caractère contraignant ni vérification indépendante. Lorsque les objectifs sont une réduction de l'intensité énergétique (quantité d'énergie nécessaire à la production d'une certaine quantité de richesse), j'ai fait l'hypothèse pour 2020 d'une croissance moyenne du PIB légèrement inférieure à celle de ces dernières années. Il s'agit donc d'objectifs optimistes.
Lorsque la réduction est annoncée par rapport à un scénario "business as usual", j'ai fait pour celui-ci l'hypothèse d'une croissance similaire à la période 2000-2005.

Pour les autres pays, soit ils n'ont rien annoncé, soit leurs émissions étaient très faibles (je l'ai listé dans ce tableau que ceux dont les émissions sont significatives). Pour mémoire, 3 membres du "top 20" des plus gros émetteurs n'ont rien annoncé : l'Iran, l'Ukraine et l'Arabie Saoudite.

pays émissions en 2005 objectifs d'ici à 2020 émissions en 2020 (avec objectifs atteints)
Chine
8,55
diminution de 40 à 45% de l'intensité énergétique par rapport à 2005
17,13 à 18,69
Inde
2,17 diminution de 20 à 25% de l'intensité énergétique par rapport à 2005 5,16 à 5,51
Brésil
2,64
liste d'actions volontaires qui devraient permettre -37% par rapport à un scénario "business as usual"
2,53
Indonésie
1,58
liste d'actions volontaires qui devraient permettre -26%, mais l'année de référence n'est pas précisée ?
Mexique
0,65
-30% par rapport à un scénario "business as usual", sous réserve de financement par les pays développés 0,57
Corée du Sud
0,70
-30% par rapport à un scénario "business as usual" 0,54
Afrique du Sud
0,46
-34% par rapport à un scénario "business as usual", sous réserve de financement par les pays développés 0,46



 
Total
16,75

28 à 30


Si l'on compile les deux tableaux, ces pays représentent un peu plus de 80% du total mondial d'émssions de gaz à effet de serre.
Dans le scénario le plus optimiste, à savoir objectifs optimistes + objectifs atteints, les émissions totales de ces pays devraient augmenter d'environ 25% d'ici à 2020. En supposant les émissions de tous les autres pays constantes, les émissions mondiales atteindraient alors environ 51 milliards de tonne d'eqCO2.


voir aussi :

Principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre


retour au sommaire thématique
Repost 0
Published by D. - dans général
commenter cet article
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 08:17
après deux semaines de panne, ma connexion internet fonctionne de nouveau
Repost 0
Published by D. - dans perso
commenter cet article
12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 08:20
deux informations rapides piochées sur le net (panne d'internet à la maison, donc pas possible d'écrire beaucoup...)

* taxe carbone : la deuxième version ne sera sans doute pas plus ambitieuse que la première

Le gouvernement est actuellement en phase de concertations (pas question de faire la moindre annonce avant les élections régionales du mois prochain). Je rappelle que la première version avait été retoquée parle conseil constitutionnel du fait notamment de ses multiples exemptions. La solution qui semble se dessiner pour la prochaine mouture est la suivant : pour les ménages, la situation serait la même que précédemment avec un coût de la tonne de CO2 de 17€. Pour les entreprises qui étaient exonérées du fait de la participation au système européen d'échange de quotas (bourse carbone), elles seraient cette fois-ci soumises à la taxe, mais avec un taux et une assiette réduits. En gros donc, la même chose que dans la première version mais avec des ajustements mineurs pour que cette fois ça passe.

* la crise impacte le marché du solaire thermique

Nouvelle moins réjouissante, pour la première fois depuis bien longtemps, le marché du solaire thermique a diminué en France l'année dernière (et en Europe également). La baisse entre 2008 et 2009 atteint tout de même 15% !
Si d'un côté le marché du solaire thermique connait la concurrence d'autres énergies renouvelables, c'est surtout la crise économique qui est à l'origine de cette baisse qui concerne plus l'habitat individuel que les installations collectives.


retour au sommaire thématique
Repost 0
Published by D. - dans actualité
commenter cet article
3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 20:58
Un peu plus d'un mois après l'échec de Copenhague, rien de nouveau sous le soleil (qui vient au passage d'entrer dans un nouveau cycle d'activité).

Ces derniers jours, les USA, la Chine et l'Inde ont officiellement annoncé leurs objectifs (non contraignants) de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ils sont exactement conforment à ce que ces pays avaient annoncé à la fin de l'automne, à savoir :

* pour les USA une réduction d'environ 17% d'ici 2020 par rapport à 2005 (objectif à valider par le sénat), soit quasiment rien si on prend comme année de référence 1990 comme le fond les autres pays.

* pour l'Inde une réduction de 20 à 25% d'ici à 2020 par rapport à 2005, mais une réduction par unité de PIB.

* pour la Chine une réduction de 40 à 45% d'ici à 2020 par rapport à 2005, mais là encore par unité de PIB.

Pour ces trois pays, ces objectifs sont purement volontaires et non contraignants, et ne seront soumis à aucun mécanisme de vérification indépendant.

A l'horizon 2020, ces trois pays devraient donc émettre au mieux :

* 5,9 milliards de tonne d'équivalent-CO2 par an pour les USA.

* 5,2 milliards de tonne d'eqCO2 par an pour l'Inde, contre 2,17 en 2005 (en supposant l'objectif maximum atteint et une croissance économique de 8% par an en moyenne, pessimiste au vu de celle observée ces dernières années)

* 18,0 milliards de tonne d'eqCO2 par an pour la Chine, contre 8,55 en 2005 (en supposant l'objectif maximum atteint et une croissance économique de 9% par an en moyenne, pessimiste au vu de celle observée ces dernières années)

soit pour ces trois pays un total de 29,1 milliards de tonne d'eqCO2 ce qui constitue plus de 50% de plus que l'objectif à atteindre en 2050 pour la planète entière, et ce uniquement pour limiter l'ampleur du réchauffement climatique à 2°C d'ici à la fin du siècle, et 12 milliards de tonne de plus qu'en 2005. Cette simple augmentation est égale au triple (!) de la totalité des émissions européennes aujourd'hui...

Autant dire que sauf changement radical de cap, l'objectif de 2 tonnes d'eqCO2 et par humain n'a à peu près aucune chance d'être atteint.


articles liés :

* au tour de l'Inde ?
* Brésil et Chine, des objectifs en trompe l'oeil
* Début de reculade des députés américains sur les émissions de CO2


retour au sommaire thématique
Repost 0
Published by D. - dans actualité
commenter cet article
26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 21:23
agriculture
Mon article d'aujourd'hui pourrait presque se passer de texte, la carte ci-dessus parle d'elle même. Elle représente l'évolution moyenne attendue des rendements de production pour 11 grandes cultures vivrières entre 2000 et 2050, en supposant un scénario moyen pour la hausse des températures. Pour tout ce qui est de jaune pâle à vert, on estime que les rendements vont s'améliorer. Pour tout ce qui est de jaune à rouge, il vont se dégrader.

Le bilan est assez effrayant, si l'on songe à la responsabilité historiques des pays industrialisés dans le cumul des gaz à effet de serre émis depuis deux siècles. En effet, à l'exception de quelques zones géographiques localisées (typiquement l'Australie), les rendements agricoles des pays riches devraient s'améliorer du fait du réchauffement climatique, ou au pire baisser de quelques pour cent (ce qui n'a rien de dramatique quand on sait que ces pays sont majoritairement de gros exportateurs de denrées agricoles.
En revanche, les rendements agricoles vont baisser, voire même baisser très fortement, dans la plupart des pays du sud, à commencer par l'Amérique du Sud, l'Afrique du Nord, l'Inde ou l'Asie du Sud-Est. Quand on sait que l'indépendance alimentaire de ces pays est déjà un combat de tous les jours aujourd'hui, que dire de la situation dans cinquante ans, si l'on ajoute que la quasi totalité de la croissance démographique mondiale (3 milliards d'habitants de plus attendus d'ici à 2050) aura lieu dans ces pays. Ca ne rend que plus criant l'échec de Copenhague, surtout dans l'impossibilité des états développés à se mettre d'accord dans l'aide à apporter aux pays moins avancés.


retour au sommaire thématique
Repost 0