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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 20:14
Comme je l'écrivais rapidement hier, le Forum des économies majeures (MEF), qui regroupe 17 pays parmi les plus riches du monde (contribuant à 80% de la consommation mondiale d'énergie et 80% des émissions de gaz à effet de serre) s'est tenu à Paris les 2 derniers jours, faisant suite à la réunion de Washington il y a un mois (dossier de presse du Ministère de l'écologie). La prochaine réunion du forum (il y en aura plusieurs jusqu'à la conférence de Copenhague) aura lieu en juin au Mexique.

Pas facile de faire un bilan de 2 jours de négociations quand les contenus des discussions ne sont pas rendus publics (négociations à huis clos, bonjour la démocratie) et qu'il faut se contenter de communiqués ou de conférences de presse (c'est un moment où l'on aimerait être une petite souris cachée sous la table des négociations !)

Si je voulais essayer de faire un bilan des annonces, je dirais que les résultats sont très mitigés, avec notamment une avancée importante, mais également un point de blocage marqué.

L'avancée en question concerne des progrès importants dans la possibilité de création d'un fond de soutien au pays en développement, pour les aider d'une part à s'adapter aux conséquences probables du réchauffement climatique, et d'autre part à lutter contre leurs propres émissions de gaz à effet de serre, qui à défaut d'être prédominantes dans les émissions mondiales, sont en croissances souvent fortes. Les contributions des différents pays à ce fond seraient calculées en tenant compte particulièrement des émissions historiques, des émissions actuelles et des PIB. Une sorte de "dette climatique" des pays riches envers les pays en développement. Les financements seraient encore en négociation, mais un tel fond ne serait pertinent qu'à l'échelle de 100-200 milliards de dollars par an.

Le point noir de la réunion, c'est l'absence d'avancée concrète des USA. Depuis les reculades des députés américains en début de mois, aucun progrès n'a été enregistré de l'autre côté de l'Atlantique, et l'objectif affiché par l'administration américaine semble toujours de ramener les émissions de gaz à effet de serre à leurs valeurs de 1990 à l'horizon 2020 (rappelons qu'un américain émet environ 2 fois plus de gaz à effet de serre qu'un européen chaque année !), alors que la feuille de route de bali (qui n'engage que ceux qui souhaitent s'engager) appelait les pays riches à une réduction de l'ordre de -30% à -40% de leurs émissions en 2020 par rapport à 1990 (et d'au minimum -10% dans le scénario le moins ambitieux). On en est donc loin !

Prochaine étape le Mexique, en espérant des progrès sur ces deux points.



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Published by D. - dans actualité
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