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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 20:47
De retour de vacances, ma boite aux lettres croule sous le courrier. Au milieu du tas, un prospectus de la mairie pour faire la promotion du site web d'organisation du covoiturage lancé par la municipalité, qui ouvrira dans deux semaines, et des deux parkings "points de rencontre covoiturage" qui ont également été créés.

Dans l'éditorial du maire, quelques arguments simples "utiliser seul sa voiture sur une dizaine de km engendre un rejet de plus de 660 kg de CO2 par an, alors que le rejet par voyageur en transport en commun est de l'ordre de 15 kg", suivi d'un appel à la mutualisation des trajets par le covoiturage. Arguments simples, mais que j'ai été vraiment surpris de lire de la plume d'un maire UMP qui ne se distingue pourtant pas du tout par son progressisme.

A l'heure actuelle le site n'ayant pas encore démarré, il est difficile de deviner s'il connaîtra le succès (ce que j'espère vraiment), mais voilà une initiative municipale qui me redonne un peu d'optimiste (après la déprime du sommet de Bonn) quant à nos possibilités de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique. J'avais déjà aperçu quelques panneaux "point de rencontre covoiturage" en vacances à Vannes, j'espère que c'est une initiative qui va se généraliser à la plupart des villes et villages français ! A court terme en effet, la manière la plus efficace de réduire les émissions de CO2 dues au transport n'est pas d'espérer des voitures moins polluantes, mais bien de moins rouler !



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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 21:15
Il y a quelques jours, les académies des sciences des pays du G8 + 5 (soit les pays du G8 auxquels se joignent l'Afrique du Sud, la Chine, l'Inde, Mexique et Brésil) - 13 pays qui doivent représenter à eux seuls une très grosse part des émissions mondiales de gaz à effet de serre actuelles et de la contribution "historique" au réchauffement climatique - ont produit une déclaration commune appelant à une action forte dans la lutte contre les émissions de GES, en perspective du Sommet de Copenhague à la fin de cette année.

On peut au passage se réjouir que l'Académie des Sciences française ait pris part à cet appel conjoint. Il n'est pas si loin derrière nous le temps où Claude Allègre pouvait encore faire souffler le chaud et le froid (ahah) au sein de cette institution.

Certes les mesures proposées (demandées) dans l'appel peuvent faire figure d'inventaire à la Prévert. Certes la part belle est faite à l'innovation et aux ruptures technologiques, ne laissant rien aux changements nécessaires de comportements. Mais l'appel à 50% de baisse des émissions de GES d'ici à 2050 par rapport à 1990 est fort, notamment quand on pense aux objectifs que souhaitent atteindre les USA.



Texte de la déclaration :



Déclaration commune des Académies des sciences pour le Sommet du G8 de juillet 2009
Le changement climatique et les transformations des technologies de l'énergie pour un
avenir à bas carbone

Mai 2009

Le changement climatique et l’approvisionnement en énergie, de façon durable, représentent
des défis cruciaux pour le futur de l'humanité. Il est essentiel que les dirigeants de tous les
pays du monde donnent leur adhésion sur les réductions nécessaires d'émission de gaz à effet
de serre pour combattre les conséquences néfastes du changement climatique
anthropogénique, lors des négociations de l'UNFCCC (United Nations Framework Convention
on Climate change) à Copenhague en décembre 2009. Il est également nécessaire, dans le
même temps, qu’ils s’entendent sur les actions à entreprendre pour assurer les besoins
élémentaires en énergie de tous les pays du monde.
Ces défis globaux demandent des solutions suffisamment flexibles et variées pour faire face
aux besoins d’un grand ensemble d’énergies particulières, tant en ressources qu’en sécurité.


Réduire la part de l'Homme dans le changement climatique

Le quatrième rapport d'évaluation du GIEC en 2007 (Intergovernmental Panel on Climate
Change, IPPC) sur les aspects scientifiques des changements climatiques concluait que des
réductions importantes des émissions de gaz à effet de serre, principalement de CO2, sont
nécessaires dans un avenir proche pour ralentir l'augmentation des concentrations
atmosphériques et les empêcher d'atteindre des taux inacceptables.
Cependant, le changement climatique se produit beaucoup plus vite que prévu ; depuis 2000,
les émissions de CO2 ont été globalement plus élevées que les prévisions les plus hautes, les
glaces de l'Océan arctique fondent plus rapidement que les modèles climatiques ne le
prévoyaient et l'élévation du niveau des mers s'accélère. Des rétroactions dans le système
climatique pourraient conduire à des changements climatiques beaucoup plus rapides.
Il est incontestable qu’il faut entreprendre de façon urgente des actions pour faire face au
changement climatique. Par exemple, limiter le réchauffement global à 2° imposerait une mise
en œuvre très rapide et à l'échelle mondiale de toutes les technologies bas carbone actuellement
accessibles dans le monde. Le G8+5 devrait mener la transition vers une économie mondiale à
bas carbone et encourager l'innovation, la recherche et le développement vers des
technologies à la fois de réduction et d'adaptation. Capitaliser sur des technologies nouvelles
demandera un effort scientifique majeur et des initiatives politiques pour accélérer leur
adoption. La nécessité de trouver des solutions face au changement climatique représente une
opportunité considérable, bien que non encore prise en compte, de créer de nouveaux emplois
et de stimuler des marchés nouveaux et émergents. L'innovation est nécessaire pour arriver à
une efficacité énergétique et une société mondiale à bas carbone ; elle doit avoir une place
majeure parmi les efforts réalisés pour rebâtir une économie mondiale.

L'adaptation au changement climatique


Comme on commence à se rendre compte des conséquences du changement climatique, il
devient de plus en plus important d'investir dans les technologies d'adaptation et ce, de façon
accrue et urgente. Le transfert de connaissances et de technologies vers les pays en
développement doit être accéléré. Les domaines cruciaux de recherche comprennent :
l'accroissement de la résilience des infrastructures urbaines et rurales et des régions naturelles
(incluant les zones côtières et les bassins fluviaux) ; l'augmentation des récoltes et de la
production alimentaire ; et les méthodes et technologies d‘économie et de préservation de l'eau.

Calendrier et énergie

Pour le futur proche, les sources d'énergie fossile restent primordiales pour diminuer la
pauvreté énergétique et pour satisfaire la demande énergétique croissante. L'exploitation de
ces sources fossiles doit être compatible avec l'objectif de réduction des impacts
anthropogéniques sur le changement climatique. Une amélioration continue des normes
d'efficacité et d'émission est nécessaire pour la production et l'utilisation des énergies fossiles.
Des technologies d'énergie bas carbone, économiquement viables, pourraient contribuer au
rétablissement et à la pérennité de l'économie mondiale. La diversification des sources
d'énergies primaires peut également diminuer la volatilité des marchés d'énergies fossiles et
augmenter la disponibilité et la sécurité des sources d'énergie.

Une économie à bas carbone requerra des systèmes intégrés, une collaboration internationale
et des actions concertées incluant :
  • des mesures rapides et très répandues pour la conservation d'énergie particulièrement dansl'industrie, le transport ainsi que dans la conception, l’exploitation et la construction desbâtiments. Ceci impliquera la mise en œuvre et le développement de technologies déjàexistantes et nouvelles, des consignes, des processus de contrôle et de certification ainsique l'éducation du public. Économie d'énergie et efficacité énergétique devraient être lespriorités cruciales à court terme ;
  • un programme international concerté pour explorer, développer et déployer les technologies de séquestration et stockage du CO2 (CO2 capture and storage, CCS), avec l'objectif de les utiliser dans le plus grand nombre possible de centrales à charbon ;
  • l’adoption et la mise en oeuvre rapidement croissantes de technologies d'énergie renouvelable, -telles que le vent, l'énergie géothermale, l'énergie solaire, les biocarburants, la puissance des vagues-, avec les investissement concomitants. Le développement de normes d’authentification du fonctionnement et de l’insertion de ces technologies, dans une perspective de développement durable, est essentiel ;
  • l'accès garanti à des approvisionnements adéquats et la promotion de la diffusion des technologies efficaces du gaz naturel ;
  • le développement et l'utilisation d'infrastructures innovantes pour la génération, la transmission, la conservation et la distribution de l'énergie ;
  • le développement de centrales nucléaires de sûreté et de sécurité assurées, avec la maîtrise à long terme des déchets. La collaboration internationale dans le développement de la prochaine génération de réacteurs nucléaires ainsi que dans la réduction du risque de prolifération est essentielle.
Recommandations

Reconnaissant le rôle crucial que les systèmes d'énergie à bas carbone doivent jouer pour
permettre une économie mondiale durable, les nations du G8+5 doivent saisir toutes les
occasions de coordonner et harmoniser leurs travaux sur les calendriers concernant le
climat et l’énergie, et de bâtir ainsi une collaboration internationale.

Nous appelons tous les dirigeants :
  • à donner leur adhésion lors des négociations de l'UNFCCC (United Nations Framework Convention on Climate change) de Copenhague à l’adoption d’un objectif mondial à long terme, et des buts de réduction d'émission à moyen terme, qui permette d'arriver en 2050 à des taux d'émissions mondiales d’environ 50% par rapport aux taux de 1990 ;
  • à augmenter significativement la recherche internationale fondamentale sur le climat de la Terre, sur les technologies bas carbone, pour protéger et augmenter la résilience des systèmes naturels au changement climatique ;
  • à identifier les priorités stratégiques communes pour mettre en oeuvre et développer les technologies nécessaires à un environnement durable pour s’adapter et/ou réduire des dommages éventuels;
  • à collaborer dans la mise en oeuvre des technologies et des infrastructures bas carbone et résistantes au changement climatique et dans la mise en oeuvre d'incitations innovantes visant à accélerer, par l'utilisation d'instruments économiques et régulatoires, l'adoption des technologies propres et "vertes" ;
  • à permettre et à soutenir l'accès des pays en développement aux technologies nécessaires pour avoir une énergie bas carbone pour un futur durable ;
  • à poursuivre le développement, la démonstration et l'utilisation des technologies CCS sans danger et à étudier l'établissement de standards pour ces technologies CCS ;
  •  à poursuivre la coopération internationale sur la sécurité et la sécurisation des centrales nucléaires, la maîtrise des déchets, et la réduction du risque de prolifération ;
  • à accroître de façon substantielle l'investissement dans le développement et le déploiement des technologies d'adaptation, et à augmenter le financement particulièrement pour les populations les plus vulnérables.
Les programmes d'éducation seront essentiels pendant que nous poursuivrons cette démarche.
L’information du public sera également nécessaire. Nous devons nous appuyer sur
l’enthousiasme actuel et sur l'engagement de la jeune génération.

Les Académies signataires sont :

Academia Brasiliera de Ciencias, Brazil
Royal Society of Canada
Chinese Academy of Sciences, China
Académie des sciences, France
Deutsche Akademie der Naturforscher Leopodina, Germany
Indian National Science Academy, India
Accademia Nazionale dei Lincei, Italy
Science Council of Japan, Japan
Academia Mexicana de Ciencias, Mexico
Russian Academy of Sciences, Russia
Academy of Science of South Africa, South Africa
Royal Society, United Kingdom
National Academy of Sciences, United States of America
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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 11:45
Dans le cadre des mesures du plan de relance de l'économie, Nicolas Sarkozy a annoncé au début de l'année la future mise en chantier d'un second EPR (European Pressurized reactor = réacteur pressurisé européen) en plus de celui de Flamanville dont la mise en service est prévue pour 2012.

L'une des raisons invoquées pour justifier de ce nouveau projet est la contribution du nucléaire dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, dont le CO2 lié à l'utilisation des combustibles fossiles, et contre le réchauffement climatique. Mon souhait dans cet article est de voir dans quelle mesure le nucléaire peut effectivement jouer un rôle dans cette lutte. Mettons donc de côté tous les avantages (indépendance énergétique, prix de revient, ...) et inconvénients de cette technologie (déchets radioactifs, sécurité, prolifération nucléaire, ...) pour ne nous intéresser qu'à la place du nucléaire dans le mix énergétique mondiale et les émissions de CO2 qu'il pourrait éviter à l'horizon de quelques décennies.

Contexte : place actuelle du nucléaire dans le monde

Pour situer la place possible de cette énergie dans son contexte, rappelons que nous émettons actuellement au niveau mondial de l'ordre de 50 milliards de tonne d'équivalents CO2 par an, émissions qu'il conviendrait de diviser au moins par deux d'ici à 2050 pour limiter l'amplitude du réchauffement climatique, soit une diminution d'au moins 25 milliards de tonnes.

A l'heure actuelle, 439 réacteurs nucléaires sont en service dans le monde, situés pour deux tiers d'entre eux aux Etats-Unis, en France et au Japon. Ils représentent d'après l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) une puissance installée de 372 GW pour une production annuelle d'environ 2 600 TWh (2 600 milliards de kilowattheures). Cela correspond à environ 6% de la consommation mondiale d'énergie (figure de gauche, échelle en million de tonnes équivalents pétrole) ou 16% de la consommation mondiale d'électricité (figure de droite, échelle en TWh).














A l'heure actuelle, la part du nucléaire dans le mix énergétique mondial est donc inférieure à celle du bois et le la biomasse (orange, gauche), et à peu près équivalent dans la production d'électricité à l'industrie hydroélectrique (bleu, droite). Quelle place le nucléaire peut-il occuper dans le futur ?


rôle possible dans le futur et émissions de CO2 "évitables"

D'après l'agence internationale de l'énergie (AIEA), 4 réacteurs ont été mis en chantier en 2006, 7 réacteurs en 2007. Pratiquement négligeable au vu du parc déjà existant. Aux grandes heures du nucléaire, donc les années 1970 (suite au premier choc pétrolier), les mises en chantier atteignaient une trentaine par an.
Supposons donc qu'à partir de maintenant ce chiffre de 30 mises en chantier soit atteint tous les ans jusqu'en 2050 (chiffre très optimiste au vu des contraintes industrielles fortes, notamment en terme de nombre d'ingénieurs qualifiés dans le monde et notamment dans les pays en croissance forte comme l'Inde), pour une puissance annuelle de 30 GW. Si l'on ne soustrait pas les réacteurs qui cesseront d'être utilisés d'ici à 2050 (les réacteurs construits dans les années 1970 auraient alors 80 ans), on arrive alors en 2050 à une puissance installée "optimiste" d'environ 1 500 GW, pour une production annuelle d'environ 10 000 TWh.

Cette multiplication par pratiquement 4 de la production d'énergie d'origine nucléaire permettrait d'après l'AIE d'éviter l'émission de 2,8 milliards de tonne de CO2, soit 11% des 25 milliards de tonnes cités au début de cette page. Pas une solution miracle, mais pas totalement négligeable non plus (n'oublions pas cependant que notre hypothèse de 30 nouveaux réacteurs par an est plutôt très optimiste, et que nous n'avons pas tenu compte des réacteurs qui arriveront en fin de vie d'ici à 2050, notamment ceux construits dans les années 1970), ces 11% sont donc extrêmement optimistes.


Quel serait alors le coût de la tonne de CO2 évitée ?

Il n'est pas facile d'obtenir le coût réel de l'industrie nucléaire, les coûts de démantèlement des centrales et les coûts de la recherche étant rarement bien connus. D'après EDF, le coût de l'EPR en cours de construction à Flamanville est de 4 milliards d'euros. Partons donc de ce chiffre, en supposant que les économies d'échelle liées à la construction d'un grand nombre de réacteurs compenseront les possibles surcoûts à venir.
La construction de 30 réacteurs par an durant 40 ans coûterait donc 4 800 milliards d'euros. Supposons que chacun de ces réacteurs soit utilisé pendant 60 ans sans aucun coût de réparation et sans inclure les coûts de fonctionnement (salaire des personnels, combustible utilisé) ni les coûts de démantèlement. Avec ces hypothèses très optimistes, on arrive alors à un coût de 29€ par tonne de CO2 évitée. On peut donc estimer que le coût réel devrait s'établir raisonnablement autour de 60-70 € par tonne en incluant coûts de fonctionnement et de démantèlement. Evidemment, c'est une estimation extrêmement grossière, mais qui permet d'obtenir un ordre de grandeur. Le coût de la tonne évitée est a priori sensiblement équivalent à celui obtenu par d'autres voies, comme les énergies renouvelables ou l'isolation des bâtiments.


En conclusion...

En mettant de côté tous les autres aspects qui lui sont liés (sécurité, déchets, ...), le nucléaire pourrait effectivement permettre de diminuer les émissions de CO2 et donc de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique. Cependant, cette contribution ne sera dans le meilleur des cas que marginale, des investissements massifs dans cette filière ne permettant d'atteindre qu'au mieux 10% des objectifs de réduction des émissions. Par ailleurs, le coût économique de la tonne de CO2 évitée ne devrait être ni franchement plus faible ni déraisonnablement plus élevé que celui permis par les énergies renouvelables ou l'isolation des bâtiments. Le choix possible d'une relance massive du nucléaire devrait donc je pense plutôt être discuté avec des arguments politiques ou sociétaux plutôt qu'en présentant cette technologie comme une solution miracle dans la lutte contre le réchauffement climatique, solution miracle qu'elle n'est pas.


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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 20:46
A partir de 2013, les aéroports européens vont changer leurs procédures d'atterrissage. Les avions pourront descendre sans palier depuis leur attitude de croisière, ce qui devrait permettre d'économiser un peu moins de 500 kg de CO2 par atterrissage. Rapporté au nombre de vol par an pour tous ces aéroports, les compagnies aériennes estiment que les émissions évitées seront de l'ordre de 500 000 tonnes de CO2 par an. En espérant évidemment ensuite que les autres aéroports mondiaux suivront.

Pour donner un ordre d'idées, 500 000 tonnes de CO2, cela correspond à peu près aux émissions de CO2 d'une ville française de 80 000 habitants. Une goutte d'eau à l'échelle de la lutte contre le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre, mais une goutte d'eau toujours bonne à prendre.

Rappelons que le transport aérien ne représente "que" 4% environ des émissions mondiales de CO2 (mais les traînées de condensation laissées par les avions contiennent également des oxydes d'azote NOx et des vapeurs d'eau qui sont loin d'être anodins), mais ces émissions sont en très forte augmentation. Par ailleurs, les compagnies aériennes ne sont qu'un petit contributeur à la lutte contre le réchauffement climatique, le kérosène n'étant pas taxé. Il faudra sans doute que les états acceptent d'en passer par une taxation importante au moins des vols intérieurs afin d'inciter fortement les voyageurs à préférer les transports ferroviaires.


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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 19:50
Dans un communiqué commun, Toyota et EDF ont annoncé un test à "moyenne échelle" de voitures hybrides rechargeables sur secteur, en Alsace.

Pendant 3 ans, une centaine de véhicules hybrides électricité-essence seront loués à des utilisateurs institutionnels (entreprises, administrations...). Sur une base de Toyota Prius, ces voitures seront équipées de batteries lithium-ion et pourront être rechargées directement sur le secteur.

La Toyota Prius possède un moteur à essence "classique", mais à certains régimes il est accompagné d'un moteur électrique, ce qui permet de réduire la consommation et donc les émissions de CO2. En régime "standard", elle émettrait de l'ordre de 105 à 120 g de CO2 par km (plutôt bon pour sa catégorie de taille) pour une consommation d'environ 4 L aux 100 km (à titre de comparaison, une Renault Mégane émet de 140 à 180 g de CO2 par km).

Ce type de véhicule est tout sauf la panacée dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, puisqu'il ne fait que réduire (modérément) les émissions, mais il permet de faire progresser la technologie des batteries, pour à la fois en abaisser le coût et en augmenter les capacités, pour se diriger progressivement vers les véhicules tout électrique. Cette annonce de tests est donc une bonne nouvelle pour la recherche dans ce domaine.


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