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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 20:11
De nouveau une réunion de préparation de la conférence de Copenhague de la fin d'année.

Après les peuples indigènes il y a une dizaine de jours, cette fois ce sont les principaux émetteurs de gaz à effet de serre de la planète qui vont se réunir les 28 et 29 avril à Washington pour négocier. Plus précisémment, seront présent les 16 plus gros émetteurs de gaz à effet de serre ainsi que l'Union Européenne.

Outre les USA, pays organisateurs, seront également présent la Chine et l'Inde, ces trois pays représentant à eux seuls plus de 40% des émissions mondiales de CO2, mais des objectifs au cours des négociations sensiblement différents, les deux derniers étant peu enclins à accepter de limiter leur développement économique au nom de la lutte contre le réchauffement climatique, tandis que les USA semblent rejoindre le mouvement vers la limitation des émissions.

C'est là que j'aimerais être un chat caché sous la table des négociations afin de tout entendre !



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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 20:38
Cette semaine, du 20 au 24 avril, des représentants de peuples indigènes de 80 pays sont réunis à Anchorage en Alaska sous le parrainage des Nations Unies pour discuter des changements climatiques, en préparation de la grande conférence de Copenhague de la fin d'année. Cette rencontre d'Anchorage est organisée par la Conférence Inuit Circumpolaire (CIC), qui représente les Inuits des USA, du Canada, du Groenland et de Russie.

En effet d'après Patricia Cochran, présidente de la CIC, “Les peuples indigènes sont le moins responsables des problèmes planétaires résultants du changement climatique mais seront presque certainement ceux qui en subiront le plus les conséquences”. En effet la disparition partielle ou totale de la banquise arctique liée au réchauffement, qui sera sans doute nettement plus marqué autour du cercle polaire arctique que la moyenne mondiale, aura des conséquence dramatique sur la faune et la flore locale, et sur le cadre de vie en générale de ces populations.

Le but de ce sommet auquel participent également des ONG, outre le fait de rappeler à la communauté internationale la place de "victimes potentielles" du réchauffement des peuples indigènes (qui forment environ 6% de la population mondiale), est de placer ces derniers au coeur de projets de lutte contre les changements climatiques. Les conclusions du sommet feront l'objet de présentations lors de la conférence de Copenhague.


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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 14:20
Après la chambre des représentants des Etats-Unis, c'est cette fois ci l'Agence américaine de protection de l'environnement (US EPA = United States Environmental Protection Agency) qui remet les USA dans le sens de la marche dans le cadre de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et contre le réchauffement climatique.

Ce vendredi, dans un communiqué de presse, l'EPA prend position dans le débat américain concernant le réchauffement climatique en déclarant que

             greenhouse gases contribute to air pollution that may endanger public health or welfare

(les gaz à effet de serre contribuent à la pollution de l'air qui peut mettre en danger la santé ou le bien-être public)


Un net changement par rapport à l'administration Bush, et un encouragement pour Obama à intégrer plus fortement les USA dans l'effort international de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

Hasard du calendrier, la revue Geophysical Research Letters va publier la semaine prochaine un article issu de travaux du Centre américain pour la recherche atmosphérique présentant une modélisation de l'effet d'une réduction de 70% des émissions de GES sur le climat à la fin du siècle (voir le communiqué de presse). Une telle réduction pourrait limiter à moins de 1° la hausse des températures d'ici à 2100, et réduire fortement les principaux impacts du changement climatique.

Pour qu'elle puisse être acceptable socialement et politiquement à l'échelle mondiale, cette baisse de 70% des émissions mondiales impliquerait de diviser par 10 les émissions des pays les plus développés.

Espérons que le frémissement d'évolution politique observé de l'autre côté de l'atlantique nous permettra d'aller dans ce sens.


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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 20:23
Ce mardi, la chambre des représentants américaine a commencé à discuter un projet de loi concernant le climat et l'énergie. Ce projet inclut un volet concernant la limitation des émissions de gaz à effet de serre américaine : la première version prévoirait d'ici à 2020 une diminution de 20% par rapport à 2005.

Après cette annonce, on peut avoir deux lectures, suivant si l'on est plutôt optimiste ou plutôt pessimiste. A chacun de choisir la sienne.


vision optimiste

C'est la première fois depuis le rejet du protocole de Kyoto par l'administration Bush que les USA envisagent sérieusement une limitation volontaire de leurs émissions de gaz à effet de serre avec un objectif chiffré contraignant.

Le refus manifesté par les USA jusqu'à présent était l'un des principaux freins (sinon le principal) à un engagement même limité des principaux pays émergents dont notamment la Chine (2e émetteur mondial de gaz à effet de serre) et le Brésil (assez bien placé au palmarès également). On pourrait donc se voir enclenché un cercle vertueux, avec un engagement plus en avant dans la lutte contre le réchauffement climatique à l'échelle internationale (rappelons au passage que l'Union Européenne conditionne l'amplitude de ses efforts à ceux consentis par les autres grandes économies). Avec au bout du compte une limitation du réchauffement à 2°C, le mieux que l'on puisse espérer pour la fin du siècle.


vision pessimiste

Etant donné qu'entre 1990 (base de départ du protocole de Kyoto) et 2005, les émissions de gaz à effet de serre américaine ont augmenté de 16% environ (source), la limitation proposée par la chambre des représentants ne correspondrait en réalité qu'à une baisse d'un peu moins de 7% par rapport à 1990, alors qu'une baisse de 30% serait le minimum pour pouvoir limiter l'amplitude du réchauffement à 2°C. On peut donc craindre que les engagements se révèlent très insuffisants par rapport à la gravité du problème. De nouveau une petite rustine sur une énorme fuite.


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