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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 19:30
Schumacher (Ferrari) in practice at USGP 2005Une bonne nouvelle la semaine dernière.

Il y a quelques mois, j'avais parlé du projet du département des Yvelines d'accueillir le futur Grand Prix de France de F1, au coeur d'une zone réservée au départ pour de l'agriculture biologique.

Je ne sais pas si les pétitions s'opposant au projet, l'atmosphère de Copenhague, ou simplement les sondages donnant Valérie Pécresse perdante contre Cécile Duflot (porte parole des Verts) aux élections régionales ont joué, toujours est-il que le projet a été abandonné !

Pour l'instant ça ne signifie pas qu'il n'y aura pas de grand prix de France, deux candidats restant sur les rangs (Nevers et Marne-la-Vallée), mais il s'agit tout de même d'une très bonne nouvelle. Peut-être que les responsables politiques vont commencer à comprendre que la formule 1 n'est pas le meilleur investissement pour l'avenir...



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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 11:07
Jusqu'à il y a quelques jours, l'Inde refusait de s'engager pour le moindre objectif chiffré de limitation de ses émissions de gaz à effet de serre au titre de la préservation de son "droit au développement".

Les "engagements" de la Chine semblent avoir créé une certaine pression, puisque l'Inde a également annoncé des objectifs calqués sur ceux de son grand voisin. Dans le cas de l'Inde, l'objectif sera donc de réduire de 20 à 25% l'intensité carbone de son économie (quantité de CO2 émise par unité de PIB) d'ici à 2020 par rapport à 2005.

Petit décryptage :

La croissance moyenne annuelle du PIB de l'Inde ces dernière années est de l'ordre de 8% (et vu le niveau de départ, peu de chances que ce taux diminue, bien au contraire). D'ici à 2020, un maintient de ce taux conduira à une croissance du PIB de 317% par rapport à 2005 (le PIB sera multiplié par 3,17). En prenant la barre la plus optimiste des objectifs de limitation des émissions de CO2 de 25%, les émissions globales de CO2 de l'Inde, loin de diminer, augmenteront de... 247% (elles seront multipliées par 2,47 !).

En 2005, dernière année pour laquelle j'ai pu trouver des chiffres, l'Inde a émis au total 2,17 milliards de tonne d'équivalent-CO2, soit quasiment pile-poil 2 tonnes par habitant. Je rappelle que 2 tonnes par habitant correspond peu ou prou à l'objectif à atteindre en 2050 à l'échelle mondiale. Si l'Inde atteint son objectif ses émissions atteindront donc en 2020 5,36 milliards de tonne. En supposant une croissance de la population indienne en ligne avec celle de ces dernièrs années (voir ici), chaque Indien émettra alors en 2020 3,9 tonnes d'eqCO2. Beaucoup moins que les pays développés, mais beaucoup plus que ce que l'objectif devrait être pour limiter l'amplitude du réchauffement climatique...


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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 21:11
Copenhague approche. Après les USA, la Chine et le Brésil ont à leur tour annoncé leurs objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre.

Pour mémoire, la Chine a émis en 1994 (chiffre officiel le plus récent que je possède) 3,65 milliards de tonne d'équivalent-CO2, en augmentation extrêmement rapide. Je n'ai pas réussi à trouver de chiffre officiel plus récent. D'après l'administration américaine, elle aurait émis en 2007 6,2 milliards de tonne de CO2 uniquement du fait de sa consommation d'énergie, d'après une étude européenne un total de 8,55 milliards de tonne. Mais une part importante de ces émissions sont en fait nos propres émissions que nous avons "exportées" là-bas au travers de la délocalisation de nos industries les plus polluantes.
De sont côté, le Brésil a émis en 2007 2,2 milliards de tonne d'eqCO2, en grande partie du fait de la déforestation, ce qui fait qu'un Brésilien émet en moyenne plus de gaz à effet de serre qu'un Français, malgré la nette différence de niveau de vie.

Du point de vue des objectifs annoncé, le "moins décourageant" est le Brésil, qui a annoncé un objectif à atteindre de 1,7 milliards de tonnes émises en 2020. Soit une baisse de 23% environ. Notons que si le Brésil garde une croissance démographique plus ou moins en ligne avec celles des dernières années, les émissions individuelles de chaque Brésilien seraient alors d'environ 7,5 tonnes d'eqCO2 par an, soit toujours nettement supérieures à celle d'un Français si la France atteint elle aussi ses objectifs. Mais difficile de dire aux Brésiliens que notre modèle de développement, dont ils souhaitent bénéficier eux aussi, est une erreur vers laquelle il ne faut pas se diriger, ou du moins pas de cette manière.

Côté chinois, c'est plus que décourageant. La Chine n'a annoncé aucune baisse de ses émissions (même si un Chinois émet nettement moins de gaz à effet de serre qu'un européen, chaque chinois émet tout de même nettement plus que l'objectif à atteindre). La seule chose que la Chine a annoncé, ce n'est pas une baisse absolue de ses émissions, mais une baisse par unité de PIB. C'est à dire que la Chine s'engage à émettre moins de gaz à effet de serre  par unité de richesse produite. En l'occurrence -40 à- 45% d'ici à 2020 par rapport à 2005 et ce à condition que les pays industrialisés s'engagent à lui apporter une aide sous forme de transferts de technologie. En moyenne, le PIB chinois augmente de 9 à 10% par an depuis plusieurs années. Supposons qu'entre 2005 et 2020, il n'augmente "que" de 8% par an en moyenne. Le PIB sera alors multiplié par un facteur 3,17. Même si la baisse d'émissions de gaz à effet de serre par unité de PIB atteint 45%, les émissions absolues auront alors tout de même augmenté de ... 74 % !! Chaque Chinois émettrait alors plus de gaz à effet de serre qu'un Européen, et le pays émettrait à lui seul la moitié du total que devrait atteindre la totalité des pays du monde...

Evidemment, on peut toujours se consoler en ce disant qu'un objectif chiffré, même minimaliste et dérisoire, est mieux que pas d'objectif du tout. Et que les premiers coupables sont les pays riches, USA en tête, qui refusent de prendre la mesure du problème et d'agir en conséquence. On peut également se dire qu'un moyen efficace de diminuer les émissions chinoises seraient d'arrêter d'y délocaliser nos industries polluantes, et les émissions brésiliennes d'arrêter de consommer de la viande venant du Brésil et des bois tropicaux importés illégalement...


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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 08:02
A 11 jours de Copenhaghe, Barack Obama vient de confirmer sa présence à la conférence.

On peut sans doute y voir un signe positif, le président américain ne fait sans doute pas le déplacement pour se couvrir de ridicule et être la cible de toutes les critiques. Et son absence aurait parachevé l'échec des négociations.

Cependant, on peut remarquer qu'il s'y rend les poches vides : son annonce d'un objectif chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre américaine est le même que celui avancé cet été, à savoir 17% de baisse en 2020... par rapport à 2005, soit un objectif rigoureusement nul si l'on compare à 1990 !

Pendant ce temps le sablier se vide, et la concentration des différents gaz à effet de serre à encore augmenté nettement en 2008 par rapport à 2007. Il semble même que la hausse s'accélère...



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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 16:52


26 jours avant le début du sommet de Copenhague. Nos dirigeants soufflent le chaud et le froid. Difficile de savoir ce qui se dit dans les salons feutrés des réunions de négociations, mais au vu de ce qu'on peut lire dans les journaux, c'est un amoncellement de nuages très noirs qui semble se former sur le ciel de la conférence, et les éclaircies ne font plus que de timides apparitions.

Revue de presse récente :

Dans une réunion le week-end dernier, les ministres des finances du G20 ont de nouveau échoué à se mettre d'accord quant à la mise en place concrète d'un fond d'aide aux pays en développement pour les pousser à s'engager vers un développement propre. Si tout le monde est d'accord sur la nécessité absolue d'une telle aide, personne n'est prêt pour l'instant à mettre la main au porte-monnaie, ou du moins pour des montants autres que symboliques.
A noter qu'il y a une dizaine de jours, les représentants des pays africains ont annoncé qu'en l'absence d'un tel accord ils claqueraient la porte de Copenhague, comme ils viennent de le faire à Barcelone, à la dernière réunion de négociation avant la conférence...

Barack Obama, et donc l'administration américaine, semble privilégier pour Copenhague un "simple" accord politique où chaque état s'engagerait de manière individuelle à une réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. Mais sans mécanisme de contrainte, ni objectifs globaux à l'échelle planétaire. Un accord au rabais en quelque sorte, mais qui laisserait la place à une poursuite des négociations.
Rappelons que ces dernières durent maintenant depuis plusieurs années et la conférence de Montréal fin 2005. Elles devaient au départ durer 1 an...
A l'heure actuelle, si on regroupe les annonces faites par tous les pays industrialisés, on aboutit à un objectif total de réduction des émissions de -10% à -18% en 2020 par rapport à 1990, quand cet objectif devrait plutôt être de l'ordre de -25% à -40% d'après les scientifiques du GIEC. Et sans mécanisme de contrainte, on peut même douter fortement que ces objectifs puissent être atteints, ceux de Kyoto ne l'ayant pas été alors qu'ils étaient moins sévères (par exemple le Canada qui devait réduire ses émissions de 6% les a augmentées de 25%)...

Suite à l'engagement fort d'ONG puissantes, ainsi que celui de personnalités médiatiques très écoutées, on pouvait espérer une prise de conscience citoyenne qui fasse pression sur les dirigeants. C'est le contraire qui semble se passer. Aux USA, la part de la population qui ne "croit" pas à la réalité du réchauffement climatique ne cesse d'augmenter, seuls 57% de la population pense maintenant qu'il en existe des preuves. Et en France, la coalition d'ONG qui espérait 1 million de signature à la campagne Ultimatum climatique vient tout juste de dépasser la barre des 300 000.

Le plus probable est donc que l'on s'oriente vers un accord au rabais, de manière à intégrer tout le monde et ne froisser personne, en repoussant encore une fois au futur les décisions à prendre. D'après un diplomate chinois, "Copenhague sera un point de départ, pas un point final". Mais pendant ce temps le temps passe, et les émissions mondiales de gaz à effet de serre augmentent encore et encore. Plus les décisions tardent plus elles risquent d'être prises quand il sera déjà trop tard pour agir efficacement.


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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 21:41
Il y a quelques semaines, j'avais écrit un article pour discuter de la place que pourrait jouer l'industrie du nucléaire dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique. Ces derniers jours, cette problématique est revenue sous les feux de l'actualité.

Je ne parle pas ici des différents incidents/problèmes qui ont fait la une des média ces derniers jours, du plutonium de Cadarache aux problèmes de conception de l'EPR, mais de la déclaration effectuée en début de semaine par les dirigeants d'EDF, annonçant que la France va devoir importer massivement de l'électricité cet hiver.

La raison en est on ne peut plus simple. Les 58 réacteurs nucléaires français constituent à eux seuls un peu plus de 75% de la production électrique du pays. Mais actuellement, 18 sont à l'arrêt (soit presque 1/3 du total !) et vont le rester trop longtemps pour assurer la production nécessaire à la consommation hivernale.
Evidemment tous ces arrêts ne sont pas dus à des pannes, mais à des facteurs divers (pannes, maintenance programmée, maintenant "repoussée" pour cause de grève plus tôt dans l'année,...) mais cette situation remet tout de même en lumière le vieillissement important du parc électronucléaire d'EDF (le réacteurs le plus jeune actuellement en service a déjà 11 ans, la moyenne du parc étant plutôt de l'ordre de 25 ans, source wikipédia), car qui dit vieillissement dit pannes plus nombreuses et maintenance plus fréquente et plus longue. Sachant que le prochain réacteur à être mis en service, l'EPR de Flamanville, ne commencera pas à produire d'électricité avant au moins 2012. On peut donc penser que la situation est amenée à se reproduire les hivers à venir, même si peut-être pas de manière aussi critique cette année. Pour cet hiver, le besoin "moyen" en supposant des températures dans les moyennes saisonnières devrait être voisins de 4 000 MW durant 3 à 4 mois, soit l'équivalent de la production de 4 réacteurs à plein régime.

Cette électricité que nous allons importer à nos voisins sera très majoritairement produite dans des centrales thermiques classiques (en brûlant du gaz, du pétrole ou du charbon). Ajoutant à cela que 10% environ de la production d'électricité française est issue de centrales thermiques, on comprend tout de suite que notre consommation d'électricité cet hiver sera très loin d'être neutre vis à vis des émissions de CO2. La situation est d'autant plus paradoxale que l'état français et EDF ayant poussé au développement du chauffage électrique, une quantité de combustibles fossiles importante va être brûlée pour produire de l'électricité (en émettant des quantités de CO2 importantes également), électricité qui sera utilisée en grande partie pour le chauffage. Ce qui est une abérration d'un point de vue énergétique, puisque le rendement serait incomparablement plus élevé en utilisant directement ces énergies fossiles pour le chauffage. Mais comme le gouvernement a eu la "bonne" idée de ne pas inclure l'électricité dans le champ de la taxe carbone, les français pourront régler leur chauffage électrique à fond sans culpabiliser...

Evidemment il est toujours plus facile de critiquer et de relever les abérrations que de faire des propositions constructives. Néanmoins, si l'on s'attaquait de manière volontariste au problème de l'isolation des bâtiments, il serait très certainement possible de réduire sensiblement nos besoins de chauffage, plutôt que de chercher désespérément à augmenter les moyens de production. Mais c'est une solution qui serait moins intéressante pour la sacro-sainte croissance du PIB...


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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 20:16
Malgré les considérables polémiques qu'elle a suscitées en France, la taxe carbone a l'air de faire son bonhomme de chemin au moins au niveau des instances européennes et des ministres des finances.

Elle pourrait concerner tous les secteurs d'activités qui ne sont pas soumis au système européen d'échange de quotas (la bourse européenne du carbone). Le commissaire européen en charge de la fiscalité a annoncé que des propositions seront faites dans l'année 2010.

La question importante, si cette taxe est créée un jour, c'est celle de son niveau... Plus de 100€ par tonne d'eqCO2 comme en Suède, ou un niveau ridiculement bas (et inutile) comme en France. Le sommet de Copenhague sera passé au moment de la décision, et c'est sans doute une bonne part de l'avenir de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre en Europe qui sera en jeu... Aux citoyens de faire pression sur les gouvernements et les représentants au parlement européen pour que les décisions qui seront prises aillent dans le bon sens.


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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 13:01
La taxe carbone n'a même pas encore commencé à être appliquée qu'elle voit déjà apparaître ses premières ristournes. Ce seront donc dans un premier temps les pécheurs et les agriculteurs, pour qui la hausse du prix des carburants sera limitée à 1 centime d'euro (au lieu de 4 en moyenne), soit un coût de .. 4 euros par tonne de CO2 émise ! Il semblerait donc, si on comprends bien François Fillon, que le pouvoir de réchauffement global d'une tonne de CO2 n'est pas le même suivant les habitudes des vote de la personne qui l'émet...

On pouvait déjà douter de l'influence de cette mesure sur les émissions de gaz à effet de serre en France, tout ça confirme qu'il ne s'agit bien que d'une vaste mascarade.


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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 20:16
Suite à l'initiative de Ban Ki-Moon, une centaine de chefs d'état sont réunis à New-York au siège des Nations-Unies pour un sommet "de la dernière chance" (un peu comme d'habitude, en somme), pour préparer la conférence de Copenhague.

Difficile pour l'instant d'avoir une vision neutre et sérieuse de ce qui va en sortir, tout n'est que déclaration lyrique à la tribune pour annoncer que oui, cette fois vraiment on va saisir le problème à bras le corps, et réduire comme jamais nos émissions de gaz à effet de serre, tout en inondant d'argent les pays en développement pour les aider à aller vers un développement vert.

Bon, malheureusement on ne vit pas chez les bisounours, et il va quand même falloir attendre que de vrais traités soient signés avec des engagements fermes. Mais si on se laisse emporter par le discours des médias, il y aurait de quoi retrouver un poil d'optimisme !


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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 11:28

Même si le montant qui semble retenu pour la taxe carbone la rendrait au mieux anecdotique, les polémiques n'en finissent pas d'enfler sur le sujet.

Hier, c'est le président de la commission européenne, Juan Manuel Barroso, qui s'est déclaré très peu favorable à l'institution d'une taxe carbone au niveau européen. La raison de ce peu d'enthousiasme étant qu'il "ne veux pas qu'à cause des mesures environnementales que nous prenons il y ait une délocalisation de notre industrie". Raison parfaitement fallacieuse puisque qu'il oublie au passage opportunément de ce souvenir qu'un peu plus de 75% des échanges économiques de l'union sont intra-européens (une taxe n'induirait donc aucune distorsion de concurrence) et qu'avec 30% du PIB mondial, l'UE est la première puissance économique mondiale, et que toute décision prise conjointement par les pays européens possède nécessairement un effet d'entraînement planétaire.

Dans le même temps, on apprend que les syndicats agricoles demandent une exonération totale de la taxe carbone pour les agriculteurs. Quand on sait que l'agriculture représente un part très importante des émissions globales de gaz à effet de serre, et que les agriculteurs étaient déjà en partie "protégés" des effets de la taxe puisque celle-ci devrait être appliqué aux émissions de CO2 uniquement (et pas à celles de méthane et d'oxyde nitreux, notamment, alors que les émissions dues à l'agriculture uniquement de ces deux gaz représentent 15% des émissions globales de gaz à effet de serre !), on peut trouver cette demande plutôt déplacée. D'autant que le monde agricole sera très certainement très touché par le réchauffement climatique.

Je ne m'attarderai pas sur la cacophonie gouvernementale, même si elle me fait me demander sérieusement si le gouvernement souhaite réellement instaurer cette taxe.

Et pour couronner le tout et clore en beauté cette semaine, un sondage vient d'être publié pour le compte d'UFC-Que choisir, dont les résultats sont instructifs. Ainsi 74% des français sont défavorables à l'institution de la taxe carbone, dont 56% tout à fait défavorables. Comme je l'écrivais il y a trois jours, tout le monde souhaite que l'on combatte le réchauffement climatique, mais tout le monde souhaite que ce soit les autres qui fassent les efforts. Plus inquiétant, d'après le même sondage, 63% des français estiment que les particuliers font suffisamment d'effort pour diminuer leur consommation d'énergie... Un avis plutôt étonnant quand on sait que la consommation d'énergie en France augmente d'année en année, alors même que les industries les plus consommatrices sont régulièrement délocalisées...


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