Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 07:30

Renault magnum ndJeux de mot un peu nul pour revenir sur l'annonce de la parution d'un nouveau décret la semaine dernière, peu commentée dans les médias (ou du moins pas à la radio), qui autorise le passage à 44 tonnes max pour le transport de marchandises par la route dans le secteur alimentaire, mesure qui sera généralisée à tous les secteurs à partir de 2012.

 

L'argument justifiant cette augmentation, qui ouvre le chemin vers le passage prévu puis repoussé aux méga-camions de 60 tonnes, est une baisse supposée des émissions de gaz à effet de serre (en l'occurence ici de CO2), du fait d'une suposée diminution du nombre de camions sur les routes. En effet, 44 camions de 40 tonnes émettent plus de CO2 que 40 camions de 44 tonnes pour la même quantité de marchandises transportées. Mais c'est là que se situe le raccourci un peu trop rapide dans l'argumentaire. En effet, moins de camions, c'est surtout une baisse du prix du transport des marchandises par la route, ce qui renforce la compétitivité du secteur routier au détriment du transport fluvial (les fameuses "autoroutes fluviales" promises par le Grenelle de l'environnement) ou du transport ferroviaire.

 

L'effet de cette hausse de la compétitivité a d'ailleurs été mis en évidence par l'Observatoire Energie-Environnement-Transport (créé suite au grenelle principalement sur demande du MEDEF). Saisi par le gouvernement pour déterminer l'impact de la mise en place de camions de 60 tonnes en lieu et place des 40 tonnes actuelles, celui-ci a en effet montré que cet impact serait au mieux nul sur les émissions de gaz à effet de serre globales, et plus probablement négatif avec une légère hausse des émissions totales de la France. (ce rapport n'a toutefois pas été rendu public et seules des fuites de certains membres de l'observatoire permettent de se faire une idée de sa teneur).

 

Téléscopage des l'actualité, en ce moment et depuis quelques mois, les élus et syndicats de cheminots de Rouen se battent pour la défense du centre de fret ferroviaire de Sotteville-les-Rouen. Rouen étant le premier port céréaliser européen, avec un traffic de l'ordre de 7 millions de tonnes de céréales par an, la ville aurait dû être en première ligne tant sur le plan des autoroutes fluviales (avec la Seine) que du fret ferroviaire. Mais il semblerait que le secteur du transport routier soit plus stratégique pour le développement de la France...

 

 

retour au sommaire thématique

Partager cet article

Repost 0
Published by D. - dans actualité
commenter cet article

commentaires